Isolation thermique extérieure en maison individuelle : des avantages nombreux mais sous-exploités

Largement utilisée dans le logement collectif, l’Isolation Thermique Extérieure doit également trouver sa place dans la maison individuelle.

 

Les avantages de l’isolation thermique extérieure pour une maison individuelle

 

L’isolation des façades apporte des avantages techniques décisifs qui surpassent ceux de l’I.T.I sur bien des points. On peut même dire que les modes constructifs actuels ne peuvent que plaider en faveur de l’I.T.E lorsque l’on les regarde d’assez près.

 

Par exemple, l’Isolation Thermique Extérieure d’une maison individuelle résout de façon définitive le problème crucial des ponts thermiques de planchers. La construction sur vide sanitaire est peut-être aujourd’hui le mode de conception le plus courant en ce qui concerne les maisons individuelles. Ce procédé est bien entendu le vecteur d’une plus grande solidité des bâtis car il limite le risque de fissuration par tassement différentiel et permet de construire en toute sécurité sur des terrains non homogènes. Il apporte aussi des avantages certains en matière de confort et de salubrité en limitant par exemple les remontées d’humidité dites « capillaires ». En vérité, le succès que l’on observe autour de ce mode constructif est à la hauteur de ses qualités techniques intrinsèques.

 

De plus, ces dernières années, le développement de la technologie des planchers « poutrelles » a permis d’atteindre des niveaux d’isolation thermique extérieure jusque-là jamais atteints par des planchers bas : des résistances thermiques supérieures à 4 m².K/W sont aujourd’hui parfaitement envisageables pour des surfaces déperditives directement situées au-dessus des vides sanitaires. Toutefois, en même temps qu’elle améliore la performance globale du bâti, cette technologie ne traite pas la problématique des ponts thermiques.

 

Même si les industriels se sont mis à concevoir des solutions consistant en la mise en place d’éléments isolants à la périphérie des chainages de planchers, le traitement reste partiel et, au droit des abouts de poutrelles, les ponts thermiques subsistent.

Sans doute, le principe des rupteurs thermiques réduit incontestablement ces zones très déperditives mais il ne les supprime pas totalement. En définitive les ponts thermiques cessent d’être « linéiques » mais deviennent « ponctuels ».

 

Certes les rupteurs tirent fortement la performance globale du plancher vers le haut, permettant d’atteindre ainsi une résistance thermique de 5 m².K/W voire 6 m².K/W, mais la présence même limitée des ponts thermiques reste problématique. Car ces points critiques entrainent des dégradations des revêtements intérieurs (fragilisation des plaques de plâtres, altération des peintures et des papiers peints) par la présence de condensations localisées, dues aux « points de rosée ».

En effet, les ponts thermiques induisent ces « points de rosée » qui favorisent notamment l’apparition de moisissures dans les parties ou la vapeur d’eau présente à l’intérieur du logement se condense.

 

Seule l’isolation thermique extérieure traite intégralement les ponts thermiques structurels en maison individuelle

 

L’I.T.E procure l’avantage d’une isolation qui s’étend sur l’ensemble de la façade d’une maison individuelle sans autre discontinuités que celles occasionnées par les ouvertures et les orifices de ventilations.

Ni les planchers, ni les refends ne viennent interrompre le « manteau isolant » que constitue l’Isolation Thermique Extérieure d’une maison individuelle.

Cet avantage est d’autant plus important pour une maison non-mitoyenne (c’est-à-dire exposée aux 4 vents), car le rapport entre sa surface habitable et la somme de ses surfaces de façades est particulièrement défavorable sur le plan énergétique.

 

Autre exemple : pour une maison de surface habitable de 80 m² les ponts thermiques linéiques s’alignent sur environ 40 mètres. Si l’on ajoute un étage à partir duquel l’on fait naitre les rampants, le gain de surface habitable n’est que de 30 % mais on double ces mêmes ponts thermiques linéiques ! L’I.T.E s’avère finalement la solution la plus globale pour traiter intégralement ces problèmes.

 

L’isolation thermique extérieure d’une maison individuelle repousse en outre le point de rosée au dehors du bâti, c’est-à-dire au niveau de l’isolant extérieur.

Cette particularité de l’I.T.E interdit la formation de condensations par choc thermique, quel que soit l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur du logement, à condition toutefois que ce dernier soit doté d’une ventilation mécanique fonctionnelle.

 

En effet la protection thermique extérieure isole non seulement l’espace habitable mais également le bâti. Cela fait toute la différence avec l’ITI qui ne protège que partiellement contre les variations climatiques qu’elles soient froides ou chaudes. Dans une prochaine lettre d’information, nous reviendrons sur les bénéfices de l’Isolation Thermique Extérieure pour une maison individuelle en matière de confort d’été.

 

Isolation des façades d’une maison individuelle

 

Trop longtemps réservée aux logements collectifs, l’isolation des façades est désormais mise en œuvre dans la réhabilitation de maisons individuelles.

 

Pour le moment, ce sont surtout les aspects pratiques qui sont mis en avant par les professionnels de la rénovation énergétique :

  • comme pour le logement collectif, les travaux d’isolation extérieure n’impliquent pas l’évacuation des logements par leurs occupants.
  • la « mise en conformité » énergétique des habitations n’entrainent pas de réduction de leurs surfaces habitables et ainsi ne grèvent pas leurs valeurs patrimoniales.

 
Ces avantages économico-fonctionnels ne doivent pourtant pas faire oublier les bénéfices concrets que peut apporter l’isolation thermique des façades des maisons individuelles. Car l’ITE assure une isolation thermique réellement optimale et préserve la salubrité et le confort des logements.

 

Ces bénéfices bien connus dans la réhabilitation, sont également primordiaux dans la conception de logements individuels neufs. Ils ne devraient donc jamais être relativisés dans le cadre d’un projet architectural.

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