Le label E+C- pose les jalons de la RT2020

Le programme d’expérimentation E+C-, lancé par les pouvoirs publics en novembre 2016, prépare l’instauration d’une nouvelle règlementation thermique à l’horizon 2020.

Les méthodes et les critères de ce programme préfigurent les dispositions qui devront être appliquées par les professionnels de la filière d’ici quelques années.

 

Cette future règlementation intégrera l’essentiel des exigences énergétiques déjà en vigueur mais comportera en outre l’évaluation de l’empreinte carbone d’une construction et, au passage, valorisera la capacité des bâtiments à produire une énergie exportable.

Pour certains ouvrages récents, le programme d’expérimentation s’est déjà traduit par l’obtention d’un label E+ C-.

Le socle méthodologique de ce programme est notamment utilisé par les organismes Effinergie et BBCA.

 

Bilan BEPOS : une vision élargie de la consommation des bâtiments

 

La RT2012 a pour objet essentiel la maîtrise de la consommation des énergies de chauffage (et de refroidissement), de production d’eau chaude sanitaire, d’éclairage et de ventilation. Le programme d’expérimentation E+ C- intègre quant à lui la totalité des consommations énergétiques domestiques.

 

Les usages dits « mobiliers » qui correspondent à l’utilisation d’appareils informatiques, électro-ménagers ou audio-visuels représentent en effet des consommations supérieures à 50 kWh/m²/an. Le programme prend donc en compte cette catégorie de consommation afin d’évaluer l’incidence écologique réelle de l’habitat.

Le champ de l’expérimentation inclut aussi l’énergie éventuellement produite par une construction aux moyens de ses propres équipements.

 

La part qui en sera exportée sera soustraite de l’énergie non-renouvelable consommée par le bâtiment. Le solde ainsi obtenu est ce que l’on appelle le bilan BEPOS ; il intégrera très probablement la future règlementation à l’instar des exigences de la RT2012. Ces dernières devraient d’ailleurs être renforcées pour imposer des gains supplémentaires de consommation énergétique d’au moins 5 %.

 

Les futurs bâtiments seront « bas carbone »

 

Le label E+C- vise également le bilan carbone des constructions au travers de quatre « contributeurs clés » que sont les matériaux de construction, les consommations d’eau et d’énergie et le chantier proprement dit.

Les empreintes environnementales sont quantifiées pendant tout le cycle du bâtiment, et ce jusqu’à sa destruction.

 

Pour chacune des phases dudit cycle, on détermine la production de carbone correspondante afin d’établir un bilan de ce que sera réellement l’impact d’une construction sur l’environnement.

La RT2012 a entraîné un progrès sans précédent en matière d’émissions de gaz à effet de serre : un ouvrage neuf en émet 5 fois moins qu’un immeuble ancien !

 

Toutefois, les nouveaux leviers de réduction de l’empreinte carbone se trouvent désormais dans la réalisation des bâtiments.

En effet la quantité de carbone générée par le chantier et la production des matériaux n’est pas négligeable ; elle est comparable à celle liée à l’utilisation d’un bâtiment neuf pendant 50 ans.

Il s’agit désormais de maîtriser cet impact, voire de le réduire. Cette maîtrise passe par l’exploitation des données environnementales et sanitaires des différents matériaux de construction : celles-ci regroupent en effet des informations normées ayant trait aux impacts écologiques des produits du bâtiment.

 

Toute une filière à mobiliser pour un habitat « décarboné »

 

Cette nouvelle perspective va certainement bousculer les habitudes de nombreux acteurs : les maîtres d’ouvrage auront à assumer des choix vertueux en matière environnementale. Les architectes qui intégreront ces paramètres écologiques renouvelleront certainement leurs approches créatives.

 

Quant aux industriels, la course aux productions « bas carbone » est déjà commencée et ils devront rapidement mettre en œuvre des stratégies de réduction des gaz à effet de serre par simple souci de compétitivité.

 

C’est donc un changement de paradigme qui se profile et qui doit être appréhendé dès aujourd’hui pour ne pas remettre en question les projets à moyen terme.

 

ISOBOX met donc à disposition sur son site les Fiches de Données Environnementales et Sanitaires de ses différents produits, afin de permettre la conception de projets conformes aux attentes futures.

 

À noter : les isolants ETIXX31 et ETIXX37 sont les isolants de façade les moins carbonés du marché.

Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager :

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn

7
Mar
2022

Rénovation énergétique : opération « chantiers propres »

La rénovation thermique de l’enveloppe est désormais une technique courante. Sur le plan énergétique, nul doute que cette stratégie ait abouti à d’incontestables performances.

Lire l'article
7
Fév
2022

Quelle solutions pour rendre sa maison plus écolo ?

La maison individuelle fait parfois l’objet de débats sur son rapport à l’environnement. Mais la qualité écologique d’une construction est avant tout le résultat de pratiques concrètes : une bonne isolation reste le critère primordial d’un logement, quel que soit sa typologie.

Lire l'article
7
Jan
2022

Le patrimoine de la « reconstruction » : un cas d’école de la rénovation energétique

Certains patrimoines sont emblématiques d’une période. C’est le cas des immeubles de la Reconstruction qui ont marqué discrètement l’histoire des logements collectifs.

Lire l'article